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Prix : 18 €
208 pages

ISBN : 978-2-940666-02-7
En librairie le 5 mars 2020
Diffuseur Harmonia Mundi Livre

Corinne ATLAS

Les Riverains

Un immeuble ancien se dresse au sein d’un quartier de l’Est parisien, au passé populaire et rebelle et au présent « branché ». Ce microcosme chaleureux, à la population variée, mêle anciens Parisiens et nouveaux « bobos ».
Les habitants de l’immeuble se côtoient sans bien se connaître, ils ont en apparence peu de chose en commun. Mais nous sommes le 13 novembre 2015 et, bientôt, un acte conçu pour propager la peur et provoquer la mort va interrompre le cours de ces vies ordinaires et singulières. Un état de guerre surgit.
Comme tout Paris, comme toute la France, comme le monde entier, les riverains deviennent des spectateurs atterrés et impuissants face au chaos prémédité.
Alors se manifeste une évidence, la solidarité : une chaîne humaine protectrice contre la volonté obtuse de destruction.
Face à la terreur et à la mort revendiquées, quelque chose résiste : une foi dans la vie. Il n’y aura pas de héros, mais chacun, à sa manière, va se métamorphoser en brave, en lâche ou en pourvoyeur de réconfort.

L’auteur

Corinne ATLAS

Née à Paris, Corinne ATLAS est romancière, dramaturge et réalisatrice. Elle est également l’auteur de scénarios de téléfilms, dont Une Famille formidable et Le Triporteur de Belleville.

Après Les Sœurs Ribelli, publiées aux éditions Fayard en 2012 (Pocket, 2013) et finalistes du prix des Maisons de la Presse, et Les Filles chéries, publiées aux éditions du Seuil en 2015 (Pocket, 2018), Les Riverains est son troisième roman.

Revue de Presse

« Un livre poignant, émouvant sur cette nuit dans le XIe qui restera à jamais dans les mémoires. » 
Maud VANDENBYVANGHE, Les Lectures de Maud.

« Corinne Atlas retrace avec émotion le passé flamboyant, populaire, bigarré, parisien. » 
Laurence CARACALLA, Le Figaro Magazine.

« Un livre qui témoigne d’une certaine prescience : les habitants d’un immeuble de l’Est parisien se côtoient sans bien se connaître jusqu’à ce que la mort vienne interrompre le cours de leurs vies ordinaires. » 
Jean-Pierre PASTORI, Paris Match Suisse.

« Un brassage de tons assez miraculeux, on passe de la noirceur à l’éloge d’une solidarité, d’une leçon de vie à une espèce de vision désabusée du monde en route, c’est une réussite. » 
Hubert PROLONGEAU, « Mauvais Genre », France Culture.

« Magnifique écriture sans pathos ni voyeurisme. Merci à Corinne Atlas pour cet œil qui regarde l’autre sans le juger. » 
Lydie ZANNINI, Librairie du théâtre, Bourg en Bresse.

Extrait(s) du livre

Les Riverains

Ruben entretenait une relation secrètement complice avec la vieille salle de spectacle.

À son image, il se savait l’un des derniers vestiges du quartier. Ils étaient rares les concierges encore en activité. Depuis une trentaine d’années, dès que l’un ou l’une disparaissait, on se hâtait de convertir sa loge en local à vélos. Mais Ruben avait résisté à la destruction de son noble métier.

Il fallait reconnaître que la propriétaire de son immeuble usait volontiers de ses services et n’avait pas l’intention de se séparer de lui. Il était aussi parmi les moins âgés, ayant entamé sa carrière plus de vingt-cinq ans plus tôt, en reprenant le poste de sa tante.

Il était fier de sa mission, qu’il prenait très à cœur. Toujours impeccablement mis, souriant, serviable. La maison sentait la cire et le propre, le hall était fleuri et jamais une lampe ne restait plus d’une demi-journée hors d’usage. De la même façon que Iolanda s’était vu attribuer le titre affectueux de « Fée du Logis », Ruben avait acquis, auprès de jeunes locataires facétieux, celui de « Magic Mister Propre ».